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Caisse d’épargne : la « banalisation » du livret A prétexte à restructuration

févr 13 2008

Thèmes: Vie économique, Emplois & compétences

Ecureuil

La Commission européenne a demandé à la France d’ouvrir à la concurrence le livret A. La direction annonce une restructuration si toutes les banques ont la possibilité de le distribuer. Un bon prétexte estime la CFDT.

Le 10 mai 2007, la commission européenne a accordé un délai de 9 mois à la France pour permettre à toutes les banques de proposer le livret A (4 mois de plus ont été accordés). Aujourd’hui, outre les Caisses d’Epargne, seuls la Banque postale et le Crédit Mutuel ont la possibilité de distribuer ce fameux livret créé en 1818. Les autres banques y voient une distorsion de concurrence.

« Pendant des années, quasiment aucune direction de Caisse n'a demandé aux collègues de mettre en avant le Livret A » - CFDT. La direction aurait annoncé une restructuration si le livret A venait à se « banaliser ». Ce ne serait pas moins de 1000 agences qui fermeraient rapporte la CFDT et le processus de fusion des caisses serait accéléré. De même les missions d’intérêt général seraient stoppées. « Pendant des années, quasiment aucune direction de Caisse n'a demandé aux collègues de mettre en avant le Livret A ni expliqué aux nouveaux entrants que ce produit existait et quelle était sa finalité ! », estime la CFDT. La libre distribution du livret A serait-elle donc un prétexte à restructuration ? Selon la CFDT, « outre la banalisation annoncée du livret A, il y a l'effondrement de la valeur de NatIxis, de Néxity, de Meilleurtaux, la recapitalisation et reprise de CIFG (pour 500 millions d'euros, à ce jour), celle de la Caisse Nationale pour 3,5 milliards d'euros (payés par les Caisses ...), etc. Résultat : perte de PNB de plusieurs centaines de millions d'euros, baisse du résultat. Comment compenser, sauf à diminuer les charges ? ».

Mots-clés : Concurrence,

Entreprises : BPCE, Natixis,

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1 commentaire

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plus de 4 ans

Le livret A : un faux prétexte !

par Alain Bonnet

Autant la bagarre des syndicats utilisant le Livret A comme vecteur d'une défense d'une politique du logement social est légitime, autant l'enjeu du Livret A n'en n'est plus un pour les Caisses d'Epargne et La Poste. Ce n'est plus sur ce produit que se fonde la puissance des Caisses d'Epargne (ou du moins ce qu'il en reste depuis les folies de la direction en matière de fonds propres et les graves risques qu'il fait courir aux salariés de cette entreprise) ou celle de La Poste. Pour cette dernière, le livret A n'a aucune importance, ce qui comptait c'était la création d'une banque postale pour détruire d'abord des emplois dans les autres banques puis de prendre son autonomie inéluctable au regard des activités postales et à terme, comme partout en Europe, la privatisation de cette banque postale avec à la clé de sacrées restructurations et licenciements. Accorder l'aitorisation à la Poste de créer une banque Postale était une grave erreur économique, sociale et contraire au maintien du service public. Le gouvernement de l'époque l'a permis et le CECEI (Comité des Etablissements de Crédit et des Entreprises d'Investissement), c'est-à-dire l'autorité administrative de tutelle de la profession l'a autorisé sans que la majorité de ses membres n'en mesure tous les dangers pour les autres établissements bancaires ni pour les salariés de la Banque Postale en question surtout avec l'autorisation de cette dernière de proposer des crédits à la consommation. Funeste erreur !

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