Business Objects : un accord de méthode pour accueillir les salariés de Cartesis
L’acquisition de Cartesis par Business Objects est effective depuis le 1er juin
La direction de Business Objects (5 428 salariés) a soumis aux organisation syndicales un projet d’accord de méthode dans le cadre du rachat de l’éditeur français Cartesis (600 salariés). Un accord de méthode vise à négocier un package de mesures incitatives pour des départs volontaires en amont de la possible annonce d’un PSE (Plan de Sauvegarde des Emplois). Un tel accord permet ainsi à une direction de simplifier les règles légales de consultation du comité d’entreprise qui s’appliquent dans le cas d’un PSE. « Idéalement, et dans l'esprit de la loi, l'intérêt d'un accord de méthode qui incite à des départs volontaires est de libérer, et donc de créer, des postes disponibles pour le reclassement des doublons potentiels suite à une fusion ou à un rachat. En pratique, dans le monde réel, de tels accords ont souvent pour principal but l'optimisation du rendement « boursier » des fusions ou acquisitions », estiment 3 des 4 organisations syndicales (CGT, FO, CFE-CGC) qui y voient un risque : « le projet d'accord présenté n'offre aucune garantie contre des licenciements secs . » Les 3 organisations syndicales refusent donc de signer cet accord de méthode. La CFDT, le syndicat majoritaire, ne s'associe pas à cette prise de position de la CGT, de FO et de la CFE-CGC.