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Baxi : remise en cause des 35 heures sur fond de restructuration
janv 22
Thèmes: Vie économique, Emplois & compétences, Dialogue social
Un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) a été annoncé par la filiale française du fabricant de chaudières qui cherche dans le même temps à céder sa fonderie. La direction de Baxi et le repreneur de la fonderie entendent remettre à plat les 35 heures avec le risque d’une restructuration plus lourde en cas d’opposition.
Depuis le 16 janvier, les partenaires sociaux en savent plus sur le Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) de Baxi et sur les conditions suspensives de reprise de la fonderie exigées par Sifall. Au total, ce sont 110 postes qui vont être supprimés sur 653. En France, Baxi fabrique tout en les commercialisant les marques de chaudières Chappée et Idéal Standard.
Le PSE va concerner 30 postes à la fonderie (155 emplois) du site de production de Soissons (02). Une fonderie qui va être par ailleurs cédée à Sifall. Sur le même site, 52 autres postes vont être supprimé au montage. 28 postes seront enfin supprimé au siége social du Blanc Mesnil (93) qui compte 200 salariés. Ce sont donc 82 postes supprimés sur le site de production de Soissons qui emploie 360 salariés. Un Comité Central d’Entreprise extraordinaire aura lieu le 31 janvier au siége social avec un mandataire du Tribunal de Commerce de Bobigny et les dirigeants de Sifall et Pebeco. L’après midi sera consacré au PSE Baxi Livre III et IV...Quant au site de Pessac où sont fabriqués les brûleurs, il sera vendu ou cédé à un concurrent italien.
Sifall exige, avant de reprendre la fonderie, la remise en cause des 35h00
Des semaines de 32 à 48 heures
Le point de discorde tient dans le fait que Sifall exige, avant de reprendre la fonderie, la remise en cause des 35h00. Il supprimerait en outre tous les avantages sociaux : prime de route, subrogation, bourses d’études, etc… Le 13ème mois et la prime de vacances seraient substitués en une prime au prorata du présentéisme…Pour les autres primes, le repreneur appliquera le minimum légal que prévoit la convention collective de la métallurgie de l’Aisne.
La direction de Baxi souhaite nous faire travailler sur les mêmes bases que Sifall soit :
- 37H30 pour les ouvriers et AM en équipes (soit 162,50 heures par mois sans pause casse-croûte).
- 38H17 pour les ouvriers à la journée, (soit 165,40 heures par mois sans pause casse-croûte).
Elle veut elle aussi plus de flexibilité avec des semaines de 32h00 et 48H00 en période de chauffe pour le montage. La modulation existe déjà mais le temps de travail hebdomadaire maximum est de 42 heures avec 14 jours de RTT.
Diminuer les coûts de production
Nous sommes conscients de la gravité de la situation La CFTC est d’accord pour négocier sur cette reprise ainsi que sur la restructuration qui s’impose compte tenu des pertes financières catastrophiques depuis trois ans. Nous sommes conscients de la gravité de la situation et des risques de voir un dépôt de bilan pour Baxi France. Nous n’acceptons pas le chantage fait par Sifall qui nous impose sans condition ses règles et qui ne veut pas en déroger, alors qu’on va lui donner la fonderie et un chèque de 9,5 millions d’Euros.
Il faudrait aussi que nos dirigeants et Sifall nous apportent la preuve qu’ils jouent la carte de la pérennité sur du long terme. Ce n’est pas aux salaires et au temps de travail qu’il faut s’attaquer. Il faut de suite mettre en place une vraie dynamique pour diminuer les coûts de production des chaudières au sol, en s’attaquant directement aux vrais problèmes comme les dysfonctionnements, les gaspillages et réadapter nos lignes pour produire à bas coût. Ce n’est pas parce que l’on va licencier des gens que la situation va s’arranger financièrement. Il nous faut des projets d’avenir et des responsables qui sachent relever les défis d’un marché en déclin.
Dans les jours à venir, il va falloir rester vigilants et se mobiliser pour faire en sorte que le maximum de départ soient dans le cadre des mesures d’âge. A la question sur les remises en cause des 35h00 et de nos acquis sociaux, il est impératif que chacun prennent ses responsabilités pour soutenir les syndicats.
Pour la CFTC, un référendum s’impose sur ce qui nous est présenté.
En cas d'opposition, la direction menace de supprimer 224 emplois et non plus 110.
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