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Baxi France : « La fonderie sera cédée ou bien fermée »
déc 13 2007
Thèmes: Vie économique, Temps de travail
Depuis le Comité central d’Entreprise et CE extraordinaire du 11 décembre 2007, les partenaires sociaux en savent un peu plus sur les intentions de la Direction Générale concernant l’avenir de Baxi-France.
Les choses ont été directes : « la fonderie sera cédée ou bien fermée » nous a dit François Hiriart. Le Directeur Général a présenté l’offre de Siffal pour la reprise de l’activité fonderie (155 salariés), avec les projets de diversification pour les lignes de moulages Fonderie. Les partenaires sociaux se sont exprimés vivement lorsque la Direction Générale est entrée dans le détail de l’offre du groupe Siffal (qui détient plusieurs fonderies).
La CFTC n’a pas mâché ses mots pour dire ce qu’elle pensait lorsqu’elle a pris connaissance que l’accord des 35H00 et de la flexibilité devront être remis en cause pour tous. L’offre de reprise de Siffal remet à plat les acquis sociaux au même niveau que ce qu’ils sont dans la métallurgie de l’Aisne. De plus, il est mentionné que trente personnes sont en trop sur la fonderie.
Même si la Direction Générale dit ne pas être en total accord avec cette offre, elle a à plusieurs reprises fait rappeler à vos élus qu’à tout moment Siffal pouvait retirer son offre, et notamment si les syndicats et les salariés ne sont pas d’accords avec ce projet de reprise, pour nous faire culpabiliser et nous rendre responsables. Les partenaires sociaux vont être mis à rude épreuve, puisque la DRH veut que les choses se passent le plus rapidement possible.
La Direction Générale ne vend pas la fonderie, elle la céde et elle donne en plus 9,5M€ à Sifall pour cette reprise.
Par contre, que l’on ne nous dise pas d’alarmer les salariés sur les offres du futur repreneur. On nous mène en bateau, pour ne pas dire à l'abattoir…C’est ce qu’ont ressenti les élus CFTC. La Direction Générale ne vend pas la fonderie, elle la céde et elle donne en plus 9,5M€ à Sifall pour cette reprise. Le repreneur va récupérer un outil de travail de qualité qui vaut plusieurs millions d'euros...
Le pire reste à venir pour les 500 salariés qui ne sont pas de la BU fonderie.
La cerise sur le gâteau, c’est ce qui va suivre en janvier. « Elle sera à la hauteur des pertes financières » nous a confié François Hiriart. Le Groupe a mis en exécution un plan de restructuration à grande échelle où tous les établissements de France et d’Europe seront touchés. On a maintenant la conviction que l’emploi et les conditions de travail seront au centre des discussions lors des prochaines réunions.
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