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La fausse piste du CDI « mobilité » hôtellerie-restauration

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Notre organisation syndicale revendique depuis plusieurs années la mise en place d’un système de bonus-malus afin de responsabiliser les entreprises dans leur pratique de recours aux contrats à durée limitée et ainsi éviter les abus.

Prétextant les différentes interventions du Président de la République sur le sujet, les entreprises tentent de proposer des dispositifs pour échapper à ce système. Le dernier en date est le « CDI mobilité de l’hôtellerie et de la restauration ».

Ainsi, le secteur de l’hôtellerie-restauration, connu pour recourir de manière massive aux contrats précaires, propose de mettre en place un nouveau type de CDI, calqué sur le modèle du CDI intérimaire. À cette fin, les entreprises du secteur se disent même prêtes à s’acquitter d’une double cotisation : celle, « classique », d’assurance chômage et celle dite de « sécurisation ».

Toutefois, nous considérons que ce système calqué sur le CDI intérimaire ne sécuriserait en rien le salarié (absence d’indemnité de fin de mission, période d’intermission où le salarié doit se tenir à la disposition de l’agence, obligation d’accepter des missions même moins bien rémunérées et/ou loin du domicile de l’intérimaire) et n’y est donc pas favorable.

Notre confédération relève que ce contrat déporterait au niveau de la branche une partie de l’indemnisation du chômage, ce qui génèrerait des inégalités de traitement face au chômage en fonction de son secteur de métier.

Mots-clés : CDD, contrats courts,

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