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Droit d’alerte sur les mauvais payeurs de la médecine du travail

janv 18 2019

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À Rennes, le service de santé au travail avait temporairement radié Sogeti. « Nous nous en sommes aperçus quand le médecin du travail nous a expliqué qu’il ne participerait pas à la réunion du CHSCT. C’était une entrave au bon fonctionnement », explique Jean-Michel Laviolette, secrétaire CGT du CHSCT nord-ouest de Sogeti. En juillet 2018, une salariée de CapGemini OS en poste à Cherbourg s’est vu refuser une visite spontanée à la médecine du travail car le conseil d’administration du service de santé au travail de la Manche (SISTM) avait décidé une radiation temporaire.

Les mauvais payeurs des services de santé au travail sont nombreux. Les dysfonctionnements liés aux réorganisations, avec notamment les changements d'affectation des effectifs, expliquent une partie des suspensions pour défaut de paiement. Cela se conjugue souvent avec des différends sur le mode de calcul de la cotisation. Le tout sans oublier les employeurs qui s'emploient à ne pas payer un service de prévention pourtant obligatoire, qu'ils jugent inutile.

« Mais on ne rigole pas avec ces trucs-là, hein ! Parce qu’au bout de 30 avertissements, on peut avoir un blâme. Au bout de 30 blâmes, on passe devant un conseil de discipline et on peut être dégradé. Robert s’en fout, lui, il n’est pas gradé ! », illustre ironiquement un tract de la CGT de Socotec qui s’est vu notifier une radiation temporaire le 25 septembre 2018 par l’APST BTP d’Île-de-France.

 

Mots-clés : Médecinedu travail,

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