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Engie : la CFE énergies dénonce la suppression de 950 emplois et la délocalisation de centaines d'autres

juil 25 2016

Thèmes: Emplois & compétences, Dialogue social, RSE

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Alors qu’Engie se veut le héraut de la responsabilité sociétale et climatique à la suite de la COP 21 et la tête de file d’une transition énergétique pourvoyeuse d’emplois nouveaux et non délocalisables, la CFE énergies fustige le double discours d’Engie dont le plan de transformation mène à la suppression d’emplois et à la fermeture de sites en Europe, notamment en France, loin de la responsabilité sociale dont le groupe se targue. C’est parce que le Ministre de l’Industrie prône un modèle productif guidé par la responsabilité sociale d’entreprise que la CFE énergies demande à Engie et à son premier actionnaire de sortir du double discours et de passer à l’acte.

Depuis la dernière conférence mondiale sur le climat, Engie n’a de cesse de mettre en avant son rôle de leader dans la transition énergétique et son exemplarité en matière de responsabilité climatique, quitte à verser, comme de nombreuses entreprises, dans les excès du « greenwashing ». Parallèlement, Engie se prévaut d’une longueur d’avance en matière de responsabilité sociale d’entreprise, concept qui prend de plus en plus d’ampleur dans la gouvernance d’entreprise.

Malgré cet affichage d’exemplarité et de responsabilité, Engie n’a pas hésité, dans le cadre de son plan de transformation, à annoncer la suppression d’environ 950 postes en France, la fermeture de 4 centres d’appel et la délocalisation de centaines d’emplois. Un niveau jamais atteint par le groupe ! Engie n’a pas non plus hésité à succomber aux charmes d’une off-shorisation destructrice d’emplois chez ses prestataires situés en France. Bref, la transformation d’Engie se résume à un énième plan de réduction des coûts, bien loin des promesses d’une « transition énergétique pourvoyeuse d’emplois nouveaux et non délocalisables ».

Pour les emplois sur le territoire, l’activité clientèle en France, les conséquences seront catastrophiques. La première étape d’aujourd’hui, d'ici fin 2019, consiste à réduire de 50 % l’activité en France (soit 535 emplois directs chez Engie et entre 1 500 et 2 000 emplois indirects, chez les sous-traitants en France). Pour la première fois, la délocalisation des activités de commercialisation dans des pays à bas coûts dans une logique de dumping social au détriment de l’emploi en France ne semble pas émouvoir l’État qui est l'actionnaire principal.

Or, la semaine dernière, le Ministre de l’Économie et de l’Industrie a vivement défendu un nouveau modèle productif français qui intègre la responsabilité sociale et environnementale. La CFE énergies lui a dit « chiche ? » et lui a demandé de passer du discours de campagne aux actes concrets.

Emmanuel Macron est en effet responsable de la politique de l’État actionnaire, qui n’est autre que le premier actionnaire d’Engie avec près d’un tiers du capital. Alors que les citoyens français attendent de l’État qu’il défende les emplois situés sur le territoire national et non qu’il favorise les suppressions d’emplois et les délocalisations, l’État actionnaire ne peut donc pas cautionner les destructions massives d’emplois d’Engie en France au nom de la profitabilité financière. Il ne peut se comporter en actionnaire vorace et peu soucieux des conséquences pour le territoire de choix managériaux dévastateurs.

Cette exemplarité sociale, ce souci de l’emploi en France et ce patriotisme économique et social que d’autres pays n’hésitent pas à défendre, sont indispensables pour réconcilier les citoyens français avec leurs élites. C’est ainsi qu’Engie mettra ses actes en cohérence avec son discours de responsabilité et d’exemplarité. C’est ainsi que l’État jouera clairement son rôle au service des citoyens.

Entreprises : Engie,

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