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BNF : les syndicats obtiennent satisfaction après trois mois de grève sur la précarité et les effectifs

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« Cette belle victoire n’aurait pas pu avoir lieu sans la mobilisation du personnel », a déclaré l'intersyndicale dans un communiqué.

À peine nommée à la Bibliothèque nationale de France (BNF), sa nouvelle directrice, Laurence Engel, avait dû essuyer un mouvement social d'ampleur à l'appel des syndicats CGT, SUD et FSU. Parmi les revendications présentées à l'ancienne directrice de cabinet d'Aurélie Filippetti, les syndicats mettaient en avant la précarité, via l’utilisation massive de vacataires, ou encore le manque d’effectif au sein de l'établissement public (lire ici).

« Un sous-effectif criant » affirmaient même les syndicats au début du conflit, lesquels avaient comptabilisé près de trois cent postes supprimés ces sept dernières années. Résultat : pour faire tourner la boutique, notamment le soir et le week-end, la BNF avait dû augmenter fortement son contingent de vacataires. Une gestion à la petite semaine dénoncée par l'intersyndicale, d'autant plus que ce personnel très précaire « stagne depuis des années sur des temps partiels avec des salaires très bas (650 euros pour 80 heures par mois). Pourtant, beaucoup de ces agents ont une forte ancienneté : parfois jusqu’à dix ans ».

Pour changer cet état de fait, les syndicats se sont appuyés sur une instruction ministérielle sortie en 2015 sous l’impulsion de Fleur Pellerin, alors en poste à la Culture, laquelle préconisait que tous les agents vacataires passent de 80 à 110 heures mensuelles. Il aura tout de même fallu un long conflit pour que les syndicats finissent par obtenir satisfaction tant sur les contrats de vacataire que sur les suppressions de poste. « Après plus de trois mois de mobilisation contre les suppressions de poste à la BNF et la précarité, un protocole de fin de grève a été signé le 15 juillet », viennent ainsi d'affirmer les syndicats CGT-FSU-SUD dans un communiqué (lire ici).

Dans le détail, les syndicats ont aussi obtenu « l'arrêt des suppressions de poste prévues pour 2017 », « l'amélioration des conditions de travail des magasiniers et du déroulement de carrière de l'ensemble des agents », « l'intégration d’une trentaine de nouveaux magasiniers qui étaient sur liste d'attente » et le « passage en CDI de tous les vacataires en CDD qui étaient sur besoins permanents ». Si l'on ajoute à cette liste le passage à 110 heures par mois de tous les autres agents précaires, on peut dire que les syndicats sortent renforcés de ce conflit. Un épisode pas si fréquent pour ne pas être signalé.

Entreprises : BNF,

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