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La carte Club 2000 de Laurent Berger

nov 06 2015

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Un vol aller-retour Paris-Nouméa effectué en partie en première classe pour le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a de quoi hérisser les plumes du Canard Enchaîné. « Pendant que le syndicat de base négociait pied à pied une réduction du nombre de suppressions d'emplois (…) Laurent Berger présentait, lui une revendication d'une autre nature: un surclassement de son vol pour la Nouvelle-Calédonie », a ainsi révélé l'hebdomadaire satirique dans son édition du 3 novembre.

Une différence de traitement qui a un prix. Normalement un vol coûte environ 2 800 euros en classe économique, 6 500 euros en classe affaires et près de 12 000 euros en classe appelée « première ». Selon Le Canard Enchaîné, c'est une intervention du PDG d'Air France, Alexandre de Juniac qui a permis au leader syndical de voyager dans cette classe très haut de gamme. Une faveur que le journal relie à la présence de Laurent Berger à une table ronde en janvier 2015 aux côtés du patron d'Air France. Une bonne compagnie entre un PDG qui dénonce le progrès social après plusieurs digestifs (voir ici) et un syndicaliste qui déplore que ses troupes ne soient pas « plus souples » sur la question du travail du dimanche et de nuit (lire ici).

Sommé de se justifier, Laurent Berger a expliqué à l'AFP qu'à son escale de Tokyo, sa carte d'embarquement avait « sonné rouge » à cause d'un problème de surbooking. « Au guichet, la seule option proposée pour rejoindre Paris était le surclassement », a-t-il précisé, qualifiant les informations de Canard Enchaîné « d'archi-fausses ». « Il n'y a eu aucun surcoût pour la CFDT ou pour la compagnie », a-t-il ajouté. Le patron de la CFDT, qui avoue bien voyager aux frais de la princesse, nous explique donc que se retrouver par le plus grand des hasard dans un palace volant avec des prestations de première, c'est gratuit ! Une défense qui rappelle par bien des égarts celle de Thierry Lepaon pour lequel les frais engagés par la CGT pour assurer son train de vie l'avaient été à son insu. 

Surtout que le patron de la CFDT, comme son ancien camarade de Montreuil, a lui aussi vite été rattrapé par la patrouille. En effet, selon Le Figaro, qui a eu accès aux fichiers d'enregistrements des passagers, Laurent Berger a bien été surclassé en place de luxe car heureux possesseur d'une carte Club 2000, « un cercle de voyageurs fréquents choyés par la compagnie », précisent les connaisseurs.

La CFDT est l'un des rares syndicats a ne pas prendre part à l'intersyndicale dans le conflit d'Air France.

Entreprises : CFDT,

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